Nady 17La grande majorité des êtres humains ne vivent que pour l’amour et beaucoup dépérissent de ne pas le trouver. Ce qu’ils veulent par-dessus tout, c’est aimer et être aimé de l’autre.

Mais ce désir n’est-il pas un enfermement, une forme de dépendance ? Cet amour là, exclusivement tourné vers l’extérieur, interdit toute liberté de l’Etre, car le véritable amour se trouve avant tout à l’intérieur de chacun d’entre nous avant de pouvoir être diffusé à l’extérieur.

Rechercher le confort dans les bras de l’autre et sa reconnaissance avec espoir fou d’une relation stable, d’un amour éternel, d’une passion,  installe une mécanique du besoin laissant la porte ouverte à toutes les frustrations et mettant en lumière des douleurs profondes.

Les conditionnements familiaux depuis notre plus petite enfance et codes sociaux nous ont conduits dans cette direction, nous éloignant ainsi de nous même, notre essence primordiale.

Si pour exister, nous dépendons de l’extérieur, alors nous ne connaîtrons jamais la liberté d’être maître de notre propre vie.

Construire une existence sur un besoin (d’un autre, d’argent, de reconnaissance, de pouvoir, de sexe….) est de l’esclavage.

Le choix nous est donnés,  soit fuir pour aller constamment chercher le bonheur chez l’autre encore et toujours répétant le même schéma ou bien s’intérioriser pour le trouver en nous.

Habiter notre autonomie, aimer notre essence sans pour autant se fermer aux autres, aux relations, au monde mais sans en avoir absolument besoin.

L’amour ne peut pas priver de liberté. La liberté s’exprime en chaque être, détachée de tout besoin.

Cette indépendance émotionnelle ouvre alors les portes à la liberté d’aimer sans rien attendre en retour afin d’établir une véritable relation sacrée.

Nayana. www.sortirzen.com le 18 février 2015