solitudeDans notre société, la solitude a souvent mauvaise presse. Souvent perçue comme une épreuve à laquelle il faut faire face, c’est pourtant l’occasion d’une rencontre avec Soi pour s’écouter, se comprendre et se recentrer sur son Essentiel.

A la source de beaucoup de souffrances humaines, elle est souvent imposée à la suite d’un deuil, d’un divorce, d’une séparation, laissant ainsi l’être vivre à travers les autres et souffrir d’ennui et de manque face à leurs absences.

Elle peut rapidement ouvrir le champ à un sentiment d’exclusion amenant parfois à l’isolement : pour ne pas souffrir l’être choisira de se replier complètement sur lui-même.

La plupart essayeront de faire disparaitre ou colmater cette souffrance en cherchant une présence ou une activité extérieure, soit en se donnant un sentiment de responsabilité envers les autres (inquiet de leur bonheur : espèce de transfert réconfortant) ou bien en accumulant des activités diverses et variées en excès (sport, télévision, jeux vidéos, alimentation, shopping ….) pour ne surtout pas se retrouver seul.

Cette solution provisoire de refuge ne fera que nourrir une illusion d’Être complet pendant une courte période.

Tel un pantin sans âme, l’Être tout entier vivra une sorte de mort intérieure dès qu’il se retrouvera à nouveau face à lui même et il ne pensera qu’à cela

Pourtant, la solitude permet d’expérimenter le ressenti d’être avec Soi, de se reconnecter à son Essence. Celui qui la cultive ressent une grande satisfaction, celle d’exister et d’Être sans aucun artifice, sans aucune distraction.

L’art d’apprécier tout autant le fait d’être seul qu’avec les autres est un acte de conscience éclairée. C’est se donner du temps pour soi, se ménager un espace personnel qui permet d’ouvrir, élargir et développer tous les champs du possible.

C’est un acte d’amour envers soi.

Qu’en pensez-vous ?

Nayana, www.sortirzen.com le 23 février 2015