Gérer son chef

1- L’hyperactif

Il est présent partout, il veut tout voir, tout savoir et s’impliquer dans tous les projets. Il va souvent à l’essentiel et laisse à ses collaborateurs le soin de résoudre ou compléter les dossiers sans parfois en donner toutes les clefs. Il avance souvent trop vite pour satisfaire un égo important.

En réalité, l’hyperactif n’est pas plus productif que les autres sauf aux yeux d’une hiérarchie souvent aveugle car ce comportement étouffe d’autres potentiels présents dans l’entreprise.

L’hyperactif s’investit tant dans le travail pour généralement combler un vide existentiel dans sa vie privée (ou échapper à ses responsabilités dans des conflits personnels).
Il est important de cadrer les choses avec ce type de comportement pour ne pas être un souffre douleur.

2- Le parano

Il est suspicieux de tout. Il ne supporte pas les critiques et se sent visé à tout moment. Cet état est renforcé par le fait qu’il est peu sociable et froid. Privé de relationnel il s’imagine « un film » souvent comme une mise en cause personnelle. Pour être informer de tout et garder le pouvoir, il ne compte pas ses heures de présence au travail souvent au détriment d’une productivité. Les hiérarchies aiment ce type de comportement mais semble souvent incapable de faire l’analyse entre ce qui est productif  et une lassitude non apparente car il ne manifeste aucune émotion.

Pour « s’harmoniser » avec ce type de comportement, il ne faut surtout pas faire d’humour à ses dépens mais entretenir un dialogue constant et régulier ur ce que vous faites: plus il dispose d’informations claires et précise moins il se sentira jugé. Si d’aventure il y a des malentendus, il est indispensable de les traiter car le parano repart très vite dans ses interprétations qui sont généralement plus délirantes et encore plus profondes et difficiles à rétablir.

3- L’autoritaire

Se montrer autoritaire est bien vu de la hiérarchie mais ce type de comportement semble atteindre ses limites: les suicides, le stress grandissant dans les entreprises en sont  révélateurs. L’autoritaire masque parfois des lacunes notamment de management et une incapacité à se remettre en cause face aux nouvelles exigences des conditions de travail. L’autoritaire peut être aussi contreproductif: ses subordonnées se replient et s’alignent à ses « ordres » paralysant ainsi un service, une entreprise des potentialités sous-jacentes et « cachées » de collaborateurs dans, par exemple, l’innovation, l’organisation, la prise de décision, la productivité…

Le moyen le plus simple de s’accommoder à ce type d’individu est de toujours accepter ses idées sans exception et de revenir après réflexion sur ce que vous pensez être une meilleure option avec les arguments nécessaires: avantages, inconvénients, coûts, délais… sans oublier de lui laisser le dernier mot pour que la décision lui appartienne sinon vous serez responsable en cas d’échec ou mauvais choix.

Le narcissique

Il est à la fois arrogant avec une dose de personnage mielleux. On le retrouve généralement en haut des organigramme des entreprises. Il est ambitieux et prêt à tout pour arriver à ses fins. Il est capable de vous encenser mais aussi de vous « enfoncer » si cela doit l’arranger. Il manipule à tour de bras pour ce faire bien voir. Il est convaincu de faire bien et attendra des égards et compliments. Il est insensible aux autres et ne renvoie jamais l’ascenseur si vous l’avez épaulé dans sa fonction tant il se sent supérieur aux autres.

Avec une telle personne, il faut se comporter de la même façon: pour ne pas en souffrir, considérez que vous remplissez un rôle en mettant de coté votre ambition: il ne faut surtout pas rentrer en concurrence avec lui. N’attendez aucun retour. Soyez ferme, juste et correct, on aura toujours du mal à vous le reprocher.

Etes vous prêt à vivre ces situations ou mûr pour changer de vie ?

Zeninfos novembre 2012 (issu du programme de coach de C Quentin)

 

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